3 décembre : journée internationale des personnes porteuses de handicap

Le Président de la Polynésie française, Edouard Fritch, la ministre de l’Education, Christelle Lehartel, et la ministre de la Famille et des affaires sociales, Isabelle Sachet, ont participé à la célébration de la Journée internationale des personnes porteuses de handicap.

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de l’organisatrice de cet évènement, la présidente de la fédération « Te Niu o te Huma », Henriette Kamia, aux côtés de plusieurs représentants de l’Assemblée, du représentant du Conseil Economique Social Environnemental et Culturel de la Polynésie française (CESEC), de la Déléguée interministérielle au handicap, Sylvia Berteil, le président du Comité Olympique de Polynésie française (COPF), Louis Provost, Phillipe Croizon et son académie, de jeunes du RSMA, de l’association des étudiants de l’université de Polynésie française, des présidents d’associations et partenaires de tous horizons.

Comme chaque année, la Journée internationale pour la promotion des droits des personnes porteuses de handicap est célébrée à travers le monde. « Le 3 décembre fait partie de ces rendez-vous importants parce que c’est un moment de retrouvailles et surtout parce que c’est le moment de faire le point sur notre projet commun de société plus Inclusive. », a déclaré le Président Edouard Fritch lors d’un discours prononcé à l’occasion.

« La Polynésie est fière de s’appuyer sur la diversité de vos talents, sur votre engagement et même sur votre militantisme, pour faire avancer notre politique publique qui a pour unique cap l’effectivité des droits pour Tous. C’est animé de ces convictions que mon gouvernement a fait du handicap une priorité. C’est animé de ces convictions que nous vous avons replacés au centre de notre projet de société. Notre volonté est de réaffirmer que l’exercice plein et entier de vos droits fondamentaux fait partie intégrante, de façon inaliénable et indivisible, de l’ensemble des droits de la personne et des libertés fondamentales, parce que nous voyons en vous des personnes avant le handicap », s’est exprimé Edouard Fritch face aux nombreuses personnes extraordinaires présentes et associations.

Le Président a également évoqué les engagements menés par le Pays pour ces personnes extraordinaires, et notamment la création des DuoDay de l’administration pour promouvoir l’insertion professionnelle des travailleurs reconnus handicapés, la célébration de la journée des mobilités et de l’accessibilité à la Présidence, les projets portés dans le cadre de la modernisation de l’administration par la labellisation des services du Pays intégrant l’accessibilité, et bien entendu la loi du Pays pour la priorité d’accès, validée hier, jeudi, à l’Assemblée de la Polynésie française.

Il a rappelé que cette loi du Pays en faveur d’une reconnaissance des droits des personnes porteuses de handicap, à bénéficier d’une priorité d’accès, est un premier jalon vers une réforme plus globale qui sera présentée l’année prochaine à l’Assemblée.

Le Pays entend ainsi promouvoir un meilleur accès aux droits pour tous, et « créer une loi du Pays digne de nos ambitions communes » avec pour contours « les grandes thématiques de la convention internationale pour la promotion de vos droits. De sorte que dorénavant, la seule feuille de route de la Polynésie française dans le domaine du handicap sera inscrite dans la tradition des droits de l’homme et du citoyen ! »

Edouard Fritch a tenu à saluer le travail de co-construction mené avec l’ensemble des forces vives du Pays et avec la participation active des personnes porteuses de handicap et des associations réunies autour de la Fédération Te Niu o te Huma.

Sur place, de nombreuses activités ont été organisées et offertes aux personnes porteuses de handicap, avec notamment des activités handisports telles que des courses de va’a, pirogue à voile, canoë, natation en eau libre, volley-fauteuil, beach soccer etc. Les associations présentes ont également tenu des stands d’information et d’exposition.

L’ensemble de ces activités étaient destinées à valoriser les talents des personnes extraordinaires en démontrant qu’elles sont « capables autrement ».