Levée partielle de l’obligation vaccinale : déclaration du Président Edouard Fritch

Au cours d’une déclaration prononcée ce matin au salon d’honneur de la présidence, le Président Édouard Fritch a annoncé la levée partielle de l’obligation vaccinale qui entrera en vigueur dès demain jeudi 3 mars.

Rappelant qu’il s’était engagé à assouplir cette mesure contraignante prise en aout dernier au plus fort de la crise du variant Delta, le Président Édouard Fritch a souligné qu’il tenait ses engagements et qu’il était heureux de pouvoir annoncer cette levée partielle qui concerne environ 2/3 des personnes soumises à l’obligation vaccinale.

Toutefois, l’obligation reste encore applicable aux personnels des établissements scolaires, socio-éducatifs, médico-éducatifs et sanitaires, plus exposés que d’autres. Si les chiffres qui ont permis ce premier assouplissement se confirme, une levée totale pourrait être envisagée prochainement a précisé le Président.

Le président a rappelé les raisons qui ont motivé sa décision et qui se résument en trois chiffres :

  • 98,5 % des travailleurs visés par la loi sur l’obligation vaccinale sont dûment vaccinés. « Ce résultat est au-dessus de nos attentes. Les chiffres communiqués par l’ARASS montrent que l’application de la loi est une réussite» indique le Président.
  • 95,6%, c’est le chiffre du taux d’immunité collective de la population de Tahiti, révélé par l’étude de séroprévalence effectuée par l’ILM sur un échantillon représentatif de la population de l’île de Tahiti. « Ce constat est grandement satisfaisant et se situe au-delà de nos espérances statistiques. Les spécialistes me disent que ces chiffres méritent d’être affinés et consolidés » précise le Président.
  • 79,6% de la population totale, autant dire 80 %, dispose d’un schéma vaccinal d’au moins deux doses de vaccin, ce qui démontre que la vaccination est prise au sérieux et est une réussite. « C’est un chiffre exceptionnel» commente le Président.
  • La baisse du taux d’incidence se poursuit pour être aux alentours de 1000, actuellement, alors que nous avions atteint un pic à 2285 le 17 février dernier. Grâce à la vaccination, et c’est un constat, la propagation de l’Omicron et ses effets ne sont pas comparables à ceux du variant Delta. Des cas de formes graves sont admis au CHPF en hospitalisation, comme en réanimation, mais la vague semble moins forte. Les derniers chiffres montrent même que le variant recule et que la Polynésie a très probablement dépassé le pic épidémiologique.

Le Président a également insisté sur le fait que la levée progressive de la loi sur l’obligation vaccinale ne signifie pas la fin de la vaccination. « Bien au contraire, dit-il, il faut continuer à être à jour de ses rappels de vaccination ».

Il a également précisé, et c’est important, que la suspension de l‘obligation vaccinale ne signifie pas la suspension du pass vaccinal. « Cette mesure reste nécessaire, elle a prouvé son efficacité », a commenté le Président, rappelant que : « le pass vaccinal est la meilleure façon d’éviter des mesures plus contraignantes, d’éviter de nouveaux confinements et de limiter la multiplication des formes graves du virus, car, ne l’oublions pas, nous n’en avons pas encore terminé avec cette pandémie. »

Ainsi, l’arrêté n° 1749 CM du 25 août 2021 portant application de loi du pays n° 2021-37 du 23 août 2021 relative à la vaccination obligatoire dans le cadre de la gestion de la crise sanitaire liée à la covid-19 a été modifié lors du conseil des ministres de ce jour.

Outre les personnes en longues maladies listées à l’article 1 de l’arrêté revu qui ne change pas, l’article 2 précise la liste des professions qui restent concernées par l’obligation vaccinale, et que vous trouverez dans l’arrêté modifié ci-joint.

Le Président Édouard Fritch a également énuméré les mesures d’allègements annoncées ce matin par le Haut-commissaire Dominique Sorain et qui ont fait l’objet d’une concertation entre le Président et le Haut-commissaire lors du comité stratégique Etat-Pays qui s’est réuni lundi 28 février après-midi.