Le carburant toujours moins cher qu’en France métropolitaine

Après une année 2020 marquée par la baisse de la demande dans un contexte de pandémie, le cours du pétrole progresse fortement depuis le début de l’année 2021. Cette évolution tient notamment à la reprise de l’activité économique en Chine et à la décision conjointe de l’OPEP et de la Russie de maintenir une politique stricte de quotas.

Le cours du baril de pétrole est ainsi passé de 50 à 68 dollars depuis janvier, soit une augmentation de près de 35 %. En Avril 2020, le prix du baril avoisinait les 20 dollars, soit une augmentation de 240% en quasiment 1 an.

Par ailleurs, après s’être hissé à près de 1,23-1,2350 dollar début janvier, l’euro est retombé à moins de 1,18 dollar actuellement. Le différentiel au niveau du rythme de vaccination conduit les experts internationaux à anticiper une reprise économique plus rapide outre-Atlantique que dans l’Union économique et monétaire (UEM) et à envisager un « retour vers les 1,16 à court terme ».

Le Conseil des ministres a pris acte de ces évolutions, qui se sont accélérées ce dernier mois et qui renchérissent fortement le prix de nos approvisionnements.

Dans ce contexte, le Conseil des ministres est aujourd’hui contraint de revaloriser de 5 Fcfp le litre pour l’essence sans plomb et le gazole destinés au grand public à compter du 1er avril 2021 afin de préserver l’équilibre financier du Fonds de Régulation des Hydrocarbures (FRPH).

Depuis avril 2020, les prix à la pompe ont subi quatre baisses successives, faisant passer le prix du litre d’essence sans plomb de 145 Fcfp à 121 Fcfp. Depuis le 1er juillet 2020, les prix étaient restés inchangés.