Le Pays va étaler le retour des Polynésiens de métropole

Edouard Fritch a annoncé, le 7 mai 2020, les conditions de retour des résidents polynésiens bloqués à Paris et des fonctionnaires qui doivent arriver en Polynésie.

Le président Edouard Fritch est intervenu jeudi après-midi en direct durant le point presse bi-hebdomadaire de la cellule de crise du Pays pour annoncer les conditions du rapatriement des résidents et étudiants polynésiens bloqués en métropole, mais aussi les conditions d’arrivée des fonctionnaires d’Etat arrivant en poste au fenua. « A ce jour, la délégation de la Polynésie française a recensé 351 étudiants et 647 résidents, soit un total de 998 résidents de Polynésie en attente de retour », a expliqué Edouard Fritch. « A ces résidents, il faut ajouter le personnel expatrié de l’Etat composé de nouveaux professeurs de collège et de lycée, de gendarmes mobiles et de militaires. Ce sont près de 1500 personnes à acheminer vers Tahiti, entre fin mai et fin juillet, pour nécessité professionnelle. »

Le président a expliqué que chaque passager entrant en Polynésie, résident ou fonctionnaire, sera obligatoirement testé pour le covid-19 et « devra présenter nécessairement un résultat négatif avant l’embarquement à Paris ». Une fois arrivé à l’aéroport de Tahiti-Faaa, il sera ensuite confiné dans des centres définis durant 14 jours. A ce jour, le Pays dispose d’une capacité de 346 chambres pour 770 lits. Une capacité déjà en partie occupée par les derniers retours effectués par les vols de continuité territoriale. Jeudi, le Pays ne disposait donc plus que d’une capacité de 183 chambre. Raison pour laquelle, le territoire sera contraint pour chaque vol de rapatriement à un nombre limité de passagers.

Pour autant, Edouard Fritch a annoncé des négociations avec « des hôtels de la place » pour une capacité supplémentaire d’environ 300 chambres. Etant entendu que les frais d’hébergement et de nourriture des résidents confinés seront entièrement pris en charge par le Pays, pendant la quatorzaine.