Fāri’ira’a Manihini 2025: la stratégie pour l’avenir du tourisme en Polynésie

La commission de cadrage pour l’élaboration de la stratégie du tourisme Fāri’ira’a Manihini 2025, s’est tenue, mardi après-midi, dans les locaux de Tahiti Tourisme, co-présidée par la ministre du Tourisme, Nicole Bouteau, et Warren Dexter, « garant médiateur » de ces travaux.

Cette réunion s’est tenue en présence du président de l’assemblée de la Polynésie française, maire de Bora Bora, Gaston Tong Sang, du président du CESEC, Eugène Sommers, de la présidente du conseil d’administration de Tahiti Tourisme, Maïlee Faugerat, du directeur général de Tahiti Tourisme, Jean-Marc Mocellin, et du chef du service du tourisme, Bruno Jordan. La commission était organisée sous un format dématérialisé, ce qui a permis la participation de nombreux acteurs du public et du privé.

Initiés en septembre 2019, les travaux d’élaboration de la nouvelle stratégie de développement touristique de la Polynésie française, Fāri’ira’a Manihini 2025 (FM25), touchent à leur fin. Après une première phase de préparation et de rédaction du document de cadrage et d’une étude de contexte, suivie d’une seconde phase de mobilisation avec la mise en place de la plateforme collaborative FM25 destinée à faire participer un large public pour imaginer et proposer des actions à intégrer à la future stratégie, la troisième phase de consolidation et de finalisation a débuté en janvier 2021, puis a été interrompue suite aux nécessités de gestion des impacts de la crise sanitaire sur le secteur touristique.

La réunion de la commission avait pour objectif la validation de la première partie de la feuille de route 2021-2025. Ce document stratégique commence par poser le contexte du secteur touristique qui, après des années de croissance et développement, s’est brutalement effondré à partir de mars 2020. Il retient, ensuite, quatre principaux enjeux de la destination (diversifier et développer le type d’offres touristiques, s’engager pour un tourisme durable, créer des emplois pérennes dans tous les archipels et diversifier la provenance des flux) tout en faisant état des vulnérabilités de la destination.

La stratégie est définitivement orientée vers un tourisme inclusif et durable, tourné vers la population et les communautés tout en veillant à une répartition juste et solidaire, tant sur le plan humain que sur le plan géographique. Les axes opérationnels et les objectifs à atteindre ont été définis en ce sens.

La commission a ainsi validé le cadre stratégique qui sera complété par un plan d’actions, composé par les membres de la commission, qui vont examiner, sélectionner et ordonnancer les 250 préconisations issues des chantiers collaboratifs, mais aussi de diagnostic, stratégie, conférence et autres documents, produits ces derniers mois, afin de retenir les actions pertinentes et réalistes pour la période 2021-2025. Ces derniers travaux de finalisation du plan d’actions stratégiques se poursuivront tout le long du mois d’août avant d’être présentés au Conseil des ministres puis aux autres institutions ainsi qu’à l’industrie touristique.